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19 juillet 2008 : Amanohashidate et Hikone

Réveil brutal à 4h du matin par le gardien du parking qui toque à la vitre. Précisons que pratiquement tous les parkings sont payants mais que comme tous les panneaux sont en kanji, s’il n’y a pas de prix dessus on ne peut pas savoir si c’est gratuit ou pas. On démarre les yeux à moitié ouverts et on part se garer ailleurs, mooo on était bien sous un arbre. On continue notre nuit tant bien que mal sous la chaleur qui augmente plus les heures passent. 8h : Ouverture du téléphérique, on est les premières clientes, ce qui nous permet d’éviter la cohue des groupes de visite. Amanohashidate est une bande de terre recouverte de pins et entourée de mer avec les montagnes en arrière-plan. Elle est appelée le pont sur le ciel. Pour voir ce fameux pont, il faut se mettre de dos à la bande et se pencher la tête en bas. En regardant ainsi entre nos jambes on peut, avec de l’imagination et un coup de pouce de photoshop, admirer ce pont.

Pas le temps de s’attarder sur qu’est-ce qui est censé représenter le ciel et les montagnes ont en fait quoi, on se dirige vers Ohara, ville au nord de Kyoto. On visite le temple Sanzen-in qui abrite un beau jardin de mousse rempli de petites statues rondes (toute mimi) appelées Warabe jizo.

La fin de journée est consacrée à la visite express (1h tout compris) du château et des jardins d’Hikone. Le château ressemble à ceux que l’on a pu voir auparavant et domine la ville. Les jardins sont très agréables mais on se fait mettre à la porte très gentiment par la chanson « ce n’est qu’un aurevoir » (rituel habituel, et stressant, de fermeture des lieux de visite). On reprend la voiture à 17h30 et on a 2h pour rejoindre Nara avant la fermeture de l’agence de location. On se trouve alors du côté Est du lac Biwa et au vu du nombre de kilomètres on se dit que ça ira. C’était sans compter sur les limitations de vitesse ridiculement basses des routes que l’on empruntait et des conducteurs du dimanche qui ne connaissent pas l’accélérateur. On est finalement arrivée à 20h15 pétante mais comme on avait prévenu de notre retard tout s’est bien terminé. Et ceci a sonné la fin de nos aventures automobiles au Japon.

18 juillet 2008 : Uji et son thé de renommée mondiale

Rebonjour Nissan ! Et oui encore nous… Cette fois-ci on a une Nissan march mais qui a une batterie qui fonctionne, ça fait toute la différence… Notre destination est Uji, ville se situant entre Nara et Kyoto et qui est très connue pour sont excellent thé vert. On en profitera d’ailleurs pour boire du sencha et du macha et re-du macha et une glace au thé vert ne l’oublions pas. Les différences entre le macha et le sencha est que le premier a été cultivé en le protégeant du soleil et qu’il n’est pas vendu sous forme de feuilles mais broyé. Très important, les petits gâteaux japonais (qu’on n’apprécierait pas tout seul) qui accompagnent le thé, changent vraiment la perception du goût de celui-ci. La cérémonie du thé est tout un art, elle consiste en la préparation et la dégustation du thé. Après cette pause gastronomique, place à la culture et découverte du Byodo-in (qui se trouve au dos des pièces de 10yen=0.06euros). Le temple se trouve au milieu d’un étang, entouré d’un jardin. Le musée adjacent permet d’imaginer comment le temple était à l’origine grâce à un film de reconstitution époustouflant. Des statues y sont aussi reconstituées ou conservées, notamment 52 petites statues représentant des divinités jouant de la musique sur des nuages et accrochées à l’origine au mur du temple. Il nous manque quand même quelques explications sur l’histoire du temple, tous les panneaux étant en japonais (comme la plupart du temps), c’est assez frustrant de ne pas pouvoir situer les choses ou comprendre le pourquoi du comment.

En fin d’après-midi, on reprend la voiture pour une longue longue route vers Amanohashidate (littéralement « pont du ciel ») qui se situe au nord de Kyoto sur la côte de la mer du Japon. Cette ville fait partie de l’une des plus belles vues du Japon. On arrive tard sur la côte et plus on s’approche du but, moins on voit de supermarchés ou de restaurants. On décide donc, pour changer, de s’arrêter prendre des bentos (plateaux repas de 3euros) dans un supermarché. On ne trouve que notre petit déjeuner, au moment on allait se résoudre à diner des brioches et des prunes, on aperçoit une maison éclairée. Marie va demander si c’est ouvert et miracle, ils servent encore. On se retrouve dans une pièce avec 3 tables et un petit papi qui ne parle pas un mot d’anglais et cuisine et sert tout seul. Heureusement pour nous, la carte est en hiragana, katakana (caractères seulement japonais), ce qui nous permet de la déchiffrer. On commande donc un plat de pâtes napolitaines (moins de 500yen=3euros le plat) pour Christelle et moi et du riz fris pour Marie. Et là, on voit les plats défilés : des épis de maïs, de la soupe miso, du thé, et des glaces. On décide donc de remercier le papi, qui nous a apporté tout ça généreusement, en lui donnant au moins 1000yen mais il refuse catégoriquement. On lui offre alors les quelques euros qui nous restaient, à nous trois on arrive à avoir une pièce de chaque, et on prend une petite photo pour le souvenir. Il en est tout ému et sort nous dire aurevoir jusqu’à ce que l’on disparaisse de sa vue, il nous a retourné le coeur, journée qui finit plus que bien…

16 et 17 juillet 2008 : Gion matsuri à Kyoto

Le soir du 16 juillet nous nous faisons belles dans nos kimonos grâce à une japonaise du labo de Marie qui nous aide à mettre le obi (ceinture à nouer d’une façon très particulière pour que cela rende quelque chose). Arrivées à Kyoto, dépaysement total, la plupart des gens sont en kimonos, du bébé aux grands-parents et la foule est très compacte et a envahie toutes les grosses avenues qui mènent au temple Yasaka-jinja. L’atmosphère est très sympa, les gens semblent plus détendus, les rues sont éclairées de lanternes rouges et l’on peut apercevoir les chars qui feront une parade le lendemain. On se promène donc à travers la foule, en picorant dans les innombrables stands de plats les plus intriguants les uns que les autres. La soirée sera trop courte à cause des derniers trains qui sont aux alentours de minuit et en plus de ça plusieurs changements de lignes sont nécessaires pour retourner à Ikoma.

Le lendemain, la parade a lieu de 9h à 15h. On arrive donc vers 11h car on sait que les processions sont tellement lentes qu’on n’aura rien raté (juste peut-être une insolation). On suit donc le cortège depuis sa fin et en slalomant entre la foule on arrive à le remonter en entier. La musique et les cris des tireurs de chars rythment la procession. Les chars sont décorés de superbes tentures très colorées. Au bout de 2h, on bifurque naturellement vers le magasin de kimonos, au frais. Et là on ne peut pas s’empêcher d’être séduite par des yukatas (kimonos d’été). Le reste de la journée sera principalement dédié au shopping de souvenirs, aie aie ça fait mal au portefeuille.

 

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